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GÉOSCIENCES ET ACTIVITÉS MINIÈRES : LE DR ABOUZEIDI O. MAÏGA PLAIDE POUR UNE FORMATION ANCRÉE DANS LA PRATIQUE


À l’occasion de la 7ᵉ édition de la Journée du Géologue et du Minier, organisée à Bamako, le directeur général de SOMISY SA/SOMIFI SA, Dr Abouzeidi O. Maïga, a partagé son expérience sur les enjeux liés aux géosciences et à l’exploitation minière. Il a notamment insisté sur la réhabilitation des sites miniers, le respect de la réglementation, la maîtrise de l’anglais et le renforcement de la formation pratique des futurs ingénieurs.


« La Journée des Géosciences signifie tout pour moi, car il s’agit de ma vie », a déclaré le responsable minier, traduisant ainsi son attachement à un domaine dans lequel il évolue depuis plus de deux décennies.
Pour lui, cette rencontre constitue un cadre privilégié d’échanges entre professionnels, experts, étudiants et jeunes acteurs du secteur. Elle permet de confronter les expériences, de partager les bonnes pratiques et de réfléchir aux défis qui se posent à l’industrie minière.


Intervenant sur le thème de l’utilisation des géosciences pour la réussite de la réhabilitation et de la restauration des sites miniers, le Dr Abouzeidi O. Maïga a souligné la nécessité de concilier les activités d’exploitation avec la protection de l’environnement et la stabilité des terrains. Il a particulièrement insisté sur le respect de la réglementation minière, qui encadre les obligations des exploitants en matière de gestion environnementale. À ses yeux, les textes et les normes doivent être considérés comme des instruments essentiels d’une exploitation responsable.


La réhabilitation ne doit donc pas être perçue comme une simple formalité intervenant à la fin de l’exploitation. Elle doit être intégrée à la démarche minière dès les premières étapes du projet. Cette approche permet, selon lui, de mieux anticiper les impacts et de garantir une restauration efficace des sites concernés.


Au-delà des aspects techniques, le directeur général de SOMISY SA/SOMIFI SA a attiré l’attention sur l’importance de la maîtrise des langues étrangères, particulièrement l’anglais, dans le secteur minier.
S’appuyant sur son expérience professionnelle, il a rappelé que la présence d’entreprises et de superviseurs anglophones a, par le passé, constitué une difficulté pour certains travailleurs qui ne maîtrisaient pas suffisamment cette langue. « Ceux qui ne comprennent pas n’ont pas pu s’adapter et n’ont pas pu faire carrière. Par contre, ceux qui ont pu démystifier cela sont devenus de hauts cadres dans ce domaine », a-t-il expliqué.


Dans une industrie de plus en plus internationale, l’anglais apparaît ainsi comme un véritable outil de travail. Il facilite la communication entre les équipes, l’accès à la documentation technique, la compréhension des procédures et les échanges avec les experts étrangers.


Le Dr Maïga a donc exhorté les jeunes géologues et ingénieurs à accorder une attention particulière à l’apprentissage de cette langue, afin d’élargir leurs possibilités d’insertion et d’évolution professionnelle.
« Il faut pratiquer pour être un ingénieur »


L’autre préoccupation soulevée concerne la formation des futurs cadres du secteur. Pour le directeur général, l’enseignement théorique doit nécessairement être complété par une expérience pratique suffisamment importante.
« Il faut pratiquer pour être un ingénieur », a-t-il rappelé, mettant en avant la complémentarité entre les connaissances acquises en salle de cours et la réalité du terrain.


Selon lui, les étudiants doivent avoir davantage accès aux outils professionnels, aux sites d’exploitation et aux situations concrètes auxquelles ils seront confrontés dans leur carrière. Une formation mieux connectée aux réalités de l’industrie permettrait de renforcer l’employabilité des jeunes et de disposer de compétences nationales mieux adaptées aux besoins du secteur minier. Le responsable minier a également plaidé pour que les prochaines éditions de la Journée du Géologue et du Minier soient davantage orientées vers le suivi et la mise en œuvre des recommandations formulées lors des échanges.


Pour lui, les préoccupations soulevées ne doivent pas rester au stade des constats. Il propose la mise en place d’un mécanisme de suivi permettant d’évaluer les avancées réalisées et de rechercher des solutions concrètes avant la tenue de chaque nouvelle édition.
Cette démarche contribuerait, selon lui, à donner davantage de portée aux rencontres et à transformer les recommandations en actions.


À travers ces différentes propositions, le Dr Abouzeidi O. Maïga appelle ainsi à une meilleure articulation entre expertise scientifique, réglementation, pratique professionnelle et ouverture internationale. Des exigences qui, à ses yeux, sont indispensables pour accompagner durablement le développement de l’industrie minière malienne.
Issoufi MAIGA

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