Ouverture de la session ordinaire d’octobre 2026 : le CNT face aux grands défis de la refondation nationale

La session ordinaire d’octobre 2026 du Conseil national de transition (CNT), également appelée session de finance, s’est ouverte ce 5 octobre au Centre international de conférences de Bamako. Présidée par le président du CNT, le Général de corps d’armée Malick Diaw, la cérémonie solennelle a réuni les membres du Gouvernement, à leur tête le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, plusieurs ambassadeurs, dont celui de la Fédération de Russie, ainsi que de nombreuses personnalités.
Après la vérification du quorum, le président du CNT a prononcé un discours axé sur les réalités du pays, les efforts de reconstruction, la résilience des populations et les perspectives de développement. Il a notamment mis l’accent sur les progrès enregistrés dans l’approvisionnement en hydrocarbures et en électricité, le renforcement des capacités des Forces armées maliennes (FAMa), ainsi que sur la nécessité d’une mobilisation collective face aux défis économiques, énergétiques et sécuritaires.


Vue de la Salle
Cette session revêt une importance particulière puisqu’elle sera principalement consacrée à l’examen et à l’adoption du projet de loi de finances pour l’exercice 2027. Pour le président du CNT, l’enjeu dépasse le simple vote des chiffres. Il s’agit surtout de veiller à ce que les ressources publiques soient orientées vers les secteurs prioritaires, notamment la défense et la sécurité, l’éducation, la santé, l’eau, l’énergie, l’emploi et le développement.
Le contrôle de l’action gouvernementale constitue également un volet central des travaux. Les membres du CNT sont appelés à examiner les projets et programmes, à suivre leur mise en œuvre et à s’assurer que les dépenses publiques répondent effectivement aux besoins des populations.

D’une durée de plus de 75 jours, cette session donnera aux commissions parlementaires le temps nécessaire pour étudier les différents textes, auditionner les membres du Gouvernement, analyser les programmes et apprécier les résultats obtenus. Elle constitue ainsi un important temps de travail législatif, mais aussi de contrôle et d’évaluation de l’action publique.
Dans son intervention, le président du CNT a également souligné la dynamique engagée au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger. La coopération parlementaire constitue l’un des volets de cette dynamique confédérale.
Le Général de corps d’armée Malick Diaw a rappelé que la première session confédérale des Parlements de l’AES, tenue à Niamey du 24 au 29 août 2026, avait notamment porté sur des questions relatives à la sécurité, à la libre circulation des personnes et des biens, à l’information et aux médias, ainsi qu’à l’interdépendance économique entre les trois États.
Il a également mis en avant la participation active de la délégation malienne, marquée par l’élection de trois membres du CNT à des responsabilités au sein des commissions confédérales : l’Honorable Moussa Alhassane Toman à la présidence de la commission Défense et Sécurité, l’Honorable Oubaka Hache Diallo à la vice-présidence de la commission Développement et l’Honorable Haïdara Aïcha Fatou Lassane Cissé au poste de rapporteure de la commission Diplomatie.

Le 1er Vice-Président du CNT, Honorable Hamaye Founè Mahalmadane
Cette implication traduit la volonté du CNT de contribuer, sur le plan parlementaire, au renforcement de la coopération entre les trois États et à la construction d’un espace sahélien fondé sur la solidarité, la sécurité collective, l’intégration et le développement.
Ainsi, l’examen du budget 2027, le suivi de l’action gouvernementale et la participation aux mécanismes parlementaires de l’AES constituent autant de chantiers qui placent cette session au cœur des enjeux de gouvernance, de développement et de coopération sahélienne.
Le Général de corps d’armée Malick Diaw porte, à travers cette session, un message de responsabilité et de confiance : « malgré les défis, le Mali demeure debout, porté par la résilience de son peuple et sa détermination à défendre sa souveraineté, consolider ses acquis et à poursuivre sa marche vers le développement, dans l’unité et la solidarité ».
Briinho
African Initiative