Assemblée consulaire de la CCIM : La relance industrielle et commerciale au centre du projet
La Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) a organisé, ce jeudi 19 février 2026, sa session ordinaire de l’Assemblée consulaire au Parc des Expositions de Bamako, à Kalaban. Placée sous l’égide de Moussa Alassane Diallo ministre de l’industrie et du commerce, la rencontre a mobilisé les principales figures du secteur privé malien, notamment le président de la CCIM, El Hadji Madiou Simpara president de CCIM, le vice-président de CCIM Arouna Konté, Basseydou Sylla le PDG de Sylla Transite, Ibrahim Diawara le PDG de IBI Groupe le président du Conseil National du Patronat du Mali (CNPM), ainsi que des délégations régionales venues de l’ensemble du pays.

L’objectif est de renforcer les infrastructures économiques, promouvoir la consommation locale et consolider la place du secteur privé dans la dynamique de relance nationale. Ainsi de consolider les acquis et l’accélération de l’émergence industrielle et commerciale du Mali.
Parmi les priorités annoncées figure la restauration des sièges des délégations régionales existantes et l’acquisition de terrains dans les nouvelles régions administratives. La CCIM projette ainsi d’ériger de nouveaux sièges à Kita, Nioro, Dioïla, Nara, Bougouni, Koutiala, San, Douentza, Bandiagara, Taoudéni et Ménaka, afin de rapprocher davantage les services consulaires des opérateurs économiques.
Forte de l’expérience réussie d’installations solaires au Parc des Expositions de Bamako et à l’Institut Consulaire d’Études et de Formation (INCEF), ainsi que de l’équipement complet de la délégation régionale de Tombouctou, la CCIM entend étendre ces systèmes aux autres délégations régionales et au District de Bamako. Cette initiative vise à garantir leur autonomie énergétique et à réduire les charges liées à l’électricité.
Dans le cadre de l’accompagnement des manifestations économiques, la CCIM a renouvelé les équipements du Parc des Expositions. Les bâches et chaises retirées ont été mises à la disposition des délégations régionales. À titre d’exemple, la délégation régionale de Tombouctou a bénéficié de ces équipements lors de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025, contribuant à la réussite de l’événement. Cette politique de dotation sera étendue aux autres régions pour soutenir l’organisation de foires et salons commerciaux.
Après la réalisation du marché moderne de Koulikoro, la CCIM envisage la construction de complexes commerciaux à Bamako et dans certaines régions, notamment à Ségou, Kayes, Tombouctou et Gao. Ces investissements productifs visent à moderniser les infrastructures marchandes et à stimuler l’activité économique locale.
Suite à la modernisation de l’INCEF, la CCIM prévoit d’étendre ses activités de formation à l’intérieur du pays. Des centres de formation professionnelle verront le jour à Sikasso et Mopti afin de renforcer les capacités des acteurs économiques et d’améliorer l’accès à la formation professionnelle.
La CCIM organisera des séances d’éducation financière et d’encadrement de projets d’investissement pour aider les entreprises à tirer profit de la loi sur le contenu local, de la Charte des PME, du Code des investissements et d’autres mécanismes de financement. Des campagnes d’information sur les textes régissant le secteur privé seront également menées.
Sur instruction de sa tutelle, la CCIM a élaboré un projet de Stratégie nationale de promotion de la consommation des produits locaux (SNCPL) assorti d’un plan d’actions. Elle poursuivra son plaidoyer auprès de l’État pour finaliser et mettre en œuvre cette stratégie, considérée comme un levier essentiel de souveraineté économique.
Conformément à ses missions statutaires, la CCIM entend renforcer l’implication des élus consulaires et des différentes composantes du secteur privé dans la formulation des avis et propositions adressés aux autorités. Des sessions de formation seront organisées pour permettre aux élus de mieux maîtriser leurs missions et de contribuer efficacement à la mise en œuvre des actions.
Un accent particulier sera mis sur la gestion rigoureuse des ressources financières et l’opérationnalisation des infrastructures productives, notamment le Parc des Expositions, l’INCEF et les équipements marchands. La CCIM entend également renforcer la contribution du secteur privé à la mise en œuvre des politiques économiques, en cohérence avec les recommandations du Forum national pour la relance économique tenu à Ségou en mars 2023.
Enfin, les missions économiques et commerciales seront davantage structurées afin d’attirer plus d’investissements et de créer un impact durable sur l’économie nationale.
À travers cette session ordinaire, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali réaffirme son ambition de faire du secteur privé un pilier central du développement économique et de l’industrialisation du Mali.
B TOURE