Attaque terroriste du 17 septembre contre l’école de la gendarmerie : l’apport inestimable d’un héros anonyme

Quelques semaines après les événements tragiques survenus lors d’une attaque terroriste ciblant l’école de gendarmerie de faladiè, le journal s’est entretenu avec un jeune témoin de la scène et ayant fourni une aide précieuse aux forces de l’ordre et des civil qui s’y trouvaient lors au milieu du chaos.
Comme nous l’avons vu sur les médias sociaux le jour de l’attaque lâche perpétré dans l’enceinte de la cour de l’école de la gendarmerie de faladiè, le jeune homme ayant sauvé la vie d’une femme enceinte et probablement celle de plusieurs autres civile aux alentours de la tragédie a tenu à éclaircir quelques points, l’histoire de faire taire les critiques depuis qu’il a fait une sortie à visage découvert.
« Partout où je passe, on me reproche en quelque sorte d’avoir montré mon patriotisme » a-t-il laissé entendre l’intéressé.
Jeune homme dans la trentaine, il se fait nommer Amadou Coulibaly vivant dans la capitale malienne. Amadou Coulibaly fait partie de l’un de ceux qui ont participé à l’arrestation de bon nombre de suspects sur les lieux de l’attaque et singulièrement, il réussit à stopper un homme armé en présence d’une femme enceinte.
Là où tout a commencé
J’étais au niveau de l’hôtel Faso près de l’école de la gendarmerie au moment où tout a commencé, c’est-à-dire entre 4 h et 5 heures, et un vendeur ambulant de pain m’a abordé me disant de dégager de la route en indiquant qu’il y avait des types pas clairs. Et tout d’un coup, j’aperçois des motos et des engins tricycle « kata-katani» ouvrant des coups de feu sur l’école et dans l’enceinte de la cour.
Cependant, je dois avouer qu’ils n’étaient pas 200 comme je l’avais déjà dit dans mon premier passage sur les antennes télés. Ils étaient bien largement en dessous de ce chiffre, une montée d’adrénaline doit être à la cause de ce surplus de chiffres, mais par ailleurs, j’ai réussi à évacuer et d’alerter un bon nombre de personnes lors de l’attaque.
Par ailleurs, l’histoire du sauvetage de la dame ainsi que notre aide à appréhender les suspects un est un fait dont plusieurs personnes ainsi que le sang sur mon t-shirt pourraient dissiper les doutes. Et pour l’anecdote, avant l’arrivée des forces de l’ordre dans le feu de l’action lorsque je portais secours aux gens, j’ai aperçu un homme suspect armé qui s’avançait vers une femme enceinte. Probablement à la recherche d’un otage et c’est pile en ce moment que j’ai pris mon courage en main puis je me suis jeté sur lui jusqu’à ce que la police vienne le maîtriser.
Des critiques sur ma sortie à visage découvert
Depuis ces événements, j’ai subi des félicitations et remerciements, mais également des critiques, mais je tiens surtout à dire à tout un chacun que je ne regrette pas d’avoir aidé mon pays à l’arrestation de suspect. Au début, mes intentions n’étaient pas de paraître sur les réseaux, mais comme j’ai été l’un des témoins clé et que j’ai participé à porter secours à plusieurs personnes (porteurs et civils y compris), plusieurs personnes m’ont convaincu de livrer ma version des faits et ça, un adjudant-chef de la police peut en témoigner. Depuis cette interview, l’on ne cesse de me dire de faire attention à ma vie pour les intimes et pour d’autres, je voulais juste jouer à être un héros.
Cependant, je tiens à rappeler que je ne regrette pas d’avoir contribué à aider mon pays face à ces terroristes et encore moins, à vouloir mettre ma vie en danger en portant secours à une femme enceinte.
En outre, mon dernier message à l’intention de tous est que je ne regrette pas d’avoir aidé mes semblables lors de cette épreuve douloureuse et je réaffirme mon engagement indéfectible envers les FAMAs et les autorités du pays qui ne ménage aucun effort pour la protection des personnes et de leurs biens.
Sidy Sow