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Mme Haïdara Aïchata Cissé dit Chato lors de la Journée Panafricaine des femmes organisée par les femmes de Kati : « L’occident tremble aujourd’hui face à notre comportement, face à la coalition de l’AES »

Magnifié la bravoure de la femme et mettre un accent particulier sur son rôle dans la société et la socialisation de l’enfant étaient au centre d’intérêt de la conférence débat organisée par le Service pour la promotion de la femme, l’enfant et de la famille de Kati et la CAFO de Kati, à l’occasion de la célébration de la journée Panafricaine des femmes.

C’était ce samedi, 02 août 2024 au Conseil des cercles de Kati, sous le parrainage de l’honorable Dala Macalou et la présence de l’honorable Mme Haïdara Chato. La rencontre a enregistré la présence du sous-préfet de Kati, Arouna Berthé.

Au cours de la conférence, les débats ont porté sur la genèse du système éducatif nationale passant par l’avenue du système éducatif colonial jusqu’à sa dépravation. Relative au châtiment corporel, le Directeur du Centre d’animation Pédagogique de Kati a rappelé que c’est les seconds blancs (instituteurs qui ont précédé les colonialistes français) qui l’ont mal interprété. Cette mauvaise compréhension a poussé les décideurs à l’interdit. Il a montré que  » ces derniers sont allés à causer des blessures graves jusqu’à casser les bras, pieds et même des yeux de certains ».

Selon la marraine, si nous retournons au système éducatif ancien, il est fort possible d’atteindre les objectifs de la refondation du nouveau Mali  » Mali Koura « . Car « l’éducation malienne d’antan, était une référence au niveau sous-régional. Avant les élèves et étudiants Maliens nous honoraient à l’extérieur même à savoir en France et même aux Etats Unis d’Amérique. », A-t-elle justifié.

Mme Dala Macalou a montré que c’est le système éducatif imposé par les français qui a fait chuter notre performance éducatif.

En ce qui concerne, les prises de décisions par rapport à l’amélioration dudit système, la marraine a fait savoir qu’il y a un processus à suivre tant au niveau du gouvernement que du Conseil National de Transition. Mais elle reste persuadée que les choses vont s’améliorer vu qu’ils ont commencé à l’image des précédentes lois votées au niveau du CNT.

Mme Haïdara Aïchata Cissé dit Chato a rappelé que le Mali est dans une situation indésirable, une guerre qui nous a été imposé, n’ayons pas peur des mots par l’occident.  C’est l’entente, la cohésion et la concorde qui peut nous sortir de cette situation.

En d’autres termes, elle a montré, tout en rendant hommage aux pères, que l’indépendance a été créée en 1960. Mais pour elle, « il faut reconnaître que notre indépendance n’a pas été total et que la démocratie a montré ses limites. Elle a apprécié le geste audacieux des décideurs politiques qui ont eu le courage de chasser la France et la MINUSMA. ». Elle a ajouté qu’ils ont eu raison même si de temps en temps il se produit de petites erreurs. Nous sommes satisfaits de ce qu’ils sont en train de réaliser pour qu’on retrouve enfin notre liberté. »

« L’occident tremble aujourd’hui face à notre comportement, face à la coalition de l’AES » a-t-elle déclaré. À ce titre, elle estime qu’on peut et doit leurs aider en leurs donnant des idées, des stratégies, un soutien inconditionnel et disant merdes à l’occident.

Relative à la conférence et tout en rappelant qu’elle est l’une des rares personnes à avancer dans les études, la conseillère nationale de la transition a laissé entendre que « l’éducation est la chose la plus importante de la vie. Chez nous arrivé en 2ème année ou 3ème année, les filles doivent se retirer pour faire à manger. La déscolarisation des filles est une catastrophe.». Raison pour laquelle, elle reste engagé et suggère qu’on doit se battre pour qu’elles ne soient pas déscolarisés. Les doivent être avec les hommes pour le Mali puisse avancer.

Elle a rendu hommage aux femmes et particulièrement remercié les femmes de Kati pour leur confiance et la marraine pour sa sérénité  » sans égale ”et son courage. D’où « Dala Macalou ne parle pas mais elle a la volonté politique de faire ce qu’elle a à faire. Elle le fait sans bruit.» a-t-elle certifié.

Briinho

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