39ème CA du LCV : Résilience et réponse aux problèmes de santé humaine et animale
Faire l’état du bilan annuel et de la santé et du développement de race animale du Mali étaient au cœur de la 39ème session Conseil d’Administration du Laboratoire Central Vétérinaire de Bamako (LCV), tenu hier, 18 janvier 2024 au dit laboratoire sis à Titibougou. C’était sous la présidence du Secrétaire Général du Ministère de l’élevage et la pêche, Mady Maténé Keïta et a enregistré la présence du directeur général du LCV, Boubacar M. dit Aladiogo Maïga et du quorum atteint.
Les travaux de cette session portaient sur examen du Procès-Verbal de la 38 session du CA; la situation d’exécution des recommandations de la 38ome session; les rapports d’activités et l’état d’exécution du budget 2023, le programme d’activités et le projet de budget 2024.
Le directeur général du LCV, Boubacar M. dit Aladiogo Maïga a fait savoir que « au cours de cette année, le Laboratoire Central Vétérinaire aura pour missions de contribuer à la prévention et à l’éradication des maladies animales par le diagnostic et la recherche appliquée; assurer, dans le cadre de l’appui à la santé publique, le dépistage des maladies transmissibles à l’homme et l’analyse microbiologique des aliments, eaux et boissons; assurer par la production de vaccins, la protection sanitaire du cheptel contre les maladies infectieuses; participer à la formation technique et au recyclage des cadres dans le domaine des techniques de laboratoire; et assurer la recherche des résidus des pesticides dans les eaux, sols, aliments et végétaux ».
Par ailleurs, il a montré que le laboratoire est confronté à plusieurs difficultés. Mais pour lui la plus capitale est celle de l’électricité. Car « au laboratoire tous se fait avec l’électricité. Il y’a des groupes qui prennent le relais. Les coupures sont tellement longues que le groupe ne peut pas maintenir en permanence le froid » a-t-il fait savoir. Tout en montrant qu’ils vont s’adapter.
Une place particulière
Le président du conseil a déclaré que « En plus de son expertise avérée pour le diagnostic de certaines maladies animales transfrontalières et zoonotiques, le LCV occupe aujourd’hui la place d’un des plus grands laboratoires producteurs de vaccins, de recherche en santé animale, de contrôle de qualité et de formation aussi bien dans l’espace UEMOA que dans celui de la CEDEAO » a-t-il ajouté.
En d’autres termes, il a affirmé que « le LCV, rime bien avec ces quatre activités-clés qui lui ont permis d’être résilient et de répondre efficacement aux problèmes de santé de notre cheptel à travers une approche holistique et intégrative. D’importants efforts ont été consentis par le LCV pour atteindre les objectifs essentiels définis ».
Des réalisations et actions satisfaisantes
Malgré les difficultés le secrétaire général du ministère de l’élevage et de la pêche a laissé entendre que « le Laboratoire Central vétérinaire a, dans le domaine de la production des vaccins, le laboratoire a produit 40 247 925 doses toutes valences confondues contre une prévision de 60 000 000 doses, soit un taux de réalisation de 67,08% ».
Pour lui, ce taux obtenu dans des conditions très difficiles du fait des multiples pannes des équipements de production, occasionnées par les coupures intempestives de l’électricité, est l’aboutissement de nombreux sacrifices consentis par l’ensemble des travailleurs.
Il a montré que plusieurs actions ont été posées, dans le cadre du développement de la race animale local et de l’entretient sanitaire des animaux. Quant aux activités de contrôle de qualité, elles ont porté sur le contrôle de 161 lots de vaccins et l’analyse d’un total de 285 échantillons de denrées alimentaires et composantes de l’environnement afin de déterminer leur qualité bactériologique ou toxicologique.
S’agissant des activités de diagnostic, « un total de 10 936 prélèvements, repartis-en : 838 échantillons pour le dépistage de cinq zoonoses (Brucellose, Charbon bactéridien, Grippe Aviaire, Rage et Tuberculose) ; 1 486 pour le diagnostic de routine des maladies animales et 8 612 prélèvements traités dans le cadre de la surveillance épidémiologique de la Peste des Petits Ruminants (PPR) » a souligné M. Keïta.
En ce qui concerne la recherche scientifique, le LCV a présenté à la Commission scientifique du Comité National de la Recherche Agricole (CNRA) un total de 05 protocoles de recherche sur lesquels 02 ont été acceptés et 03 proposés à une révision pour resoumissions dans un bref délai.
En termes de réalisation de ses activités, le Laboratoire Central Vétérinaire a bénéficié d’un budget de 1 839 042 773 FCFA sur une prévision de 2 745 423 773 FCFA, répartis comme suit : la subvention de l’Etat de 906 939 368 FCFA, contre 823 422 355 FCFA en 2022; les fonds propres 1 302 916 400 FCFA contre 962 119 000 FCFA en 2022, la subvention des partenaires extérieurs se chiffrant à 18 399 100 FCFA contre 53 501 418 FCFA en 2022.
Un taux de croissement budgétaire de 0,94%
L’enveloppe prévisionnelle du budget de 2024 se chiffre à la somme de: 3 005 619 000 FCFA contre une dotation budgétaire de 2 835 257 000 FCFA en 2022 soit un taux d’accroissement de 0,94%,
En guise de conclusion, M. Keïta a invité les Administrateurs à examiner, sans complaisance, les documents soumis à leur appréciation et à faire des recommandations appropriées, afin de mieux orienter les activités du Laboratoire Central Vétérinaire pour qu’il puisse donner la pleine mesure à son potentiel en tant qu’outil d’aide au développement de l’élevage dans notre pays. Il a invité également, la Direction Générale du Laboratoire Central Vétérinaire à prendre toutes les dispositions idoines pour éviter la rupture de vaccins, et de redynamiser les activités de recherche scientifique.
Ibrahim Binaté »Le Véridique »