Markala face à l’insécurité « Une commune à vocation agro-sylvo pastorale, à la porte de l’insécurité »

Selon Adama Siby, maire de Markala, sa localité à une vocation agro-sylvo pastorale, malheureusement depuis 2012, elle est à la porte de l’insécurité.
En effet, d’après Adama Siby, Markala est une commune située au centre du Mali, dans la région de Ségou, cercle de Markala. Avec plus de 70 000 habitants, elle est composée de 41 villages. Elle se trouve à cheval sur le fleuve Niger et une bonne partie sur la rive gauche. « La commune souffre de l’insécurité. Surtout la partie située sur la rive gauche. Elle est très affectée par l’insécurité depuis une dizaine d’année. Ça beaucoup impacté les ressources économiques de la commune. Nous avons un climat sahelo-sahelien », a-t-il expliqué à la délégation de l’Union des Journalistes Reporters du Mali, en tournée dans la région de Ségou du 16 au Décembre 2023.
A en croire le maire, dans le cadre de la mobilisation des ressources, Markala a beaucoup de difficulté. « Qu’à cela ne tienne, nous sommes une commune à vocation agro-sylvo pastorale. Le petit commerce, l’agriculture, l’élevage et la pêche. L’agriculture c’est surtout les céréales sèches comme le mil, le sorgho, l’arachide, le niébé et surtout la riziculture car une bonne partie de la commune est irriguée. L’activité principale riziculture avec le petit commerce », a-t-il souligné.
Avant de faire savoir que Markala d’antan était une cité ouvrière. « Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Même s’il y a les ateliers centraux militaires qui sont toujours opérationnels. Un grand atelier qui sert beaucoup l’armée et les populations ».
Par ailleurs, il dira qu’avec le barrage, Markala est également une zone de pèche par excellence. Même s’il estime que ce secteur est beaucoup affecté par les méfaits du changement climatique. D’autres difficultés évoquées par le maire Siby dans sa commune sont entre autres, problème d’insécurité qui menace les différentes activités, pas assez d’eau pour la pèche, ce qui impacte la production des poissons et des cultures. « Aujourd’hui on est très affecté. Et on a près d’un millier de déplacées ici avec nous. Nous sommes une commune qui est à la porte même de l’insécurité. Quand vous traversez le barrage, c’est des zones qui ne sont plus sure. Il y a beaucoup de déplacées à Markala, notamment les communautés peulhs. Qu’à cela ne tienne ! Nous essayons de tenir. On a espoir que ça va aller. Nous sommes dans le Mali kura, nous espérons que tout ira pour le mieux », a-t-il fait savoir.
Selon Wikipédia, Markala est une ville et une commune du Mali, dans le cercle et la région de Ségou, sur le fleuve Niger, à 35 km au nord-est de la ville de Ségou. Les autorités coloniales du Soudan français ont fait construire à Markala un barrage (généralement appelé barrage de Sansanding) en vue de l’irrigation pour développer la culture du coton, du riz et de la canne à sucre dans le cadre de dans le cadre de l’Office du Niger. Inauguré en 1947, c’est devenu le plus grand barrage de retenue d’eau du Mali. C’est également une commune qui reçoive chaque année au mois de mars des festivaliers « le Festival des masques et marionnettes de Markala (Fesmamas) ».
Moussa Sékou Diaby (Reflet d’Afrique)