Hippodrome rue : 479 porte : 12

Tél :

Tél : 89 89 02 22 / 93 03 54 31

Essoufflé, déshydraté et complètement à bout de souffle est l’état dans lequel se trouve Samba petit garçon de 7 ans lorsqu’il revient de l’école vers 13 H. Lui comme bien de jeunes garçons souffrent de martyr durant cette période caniculaire. 

C’est sous cette chaleur insoutenable avoisinantes les 41° que le vieux N’golo, forgeron de son État est au four et au moulin perpétuant inlassablement le rituel que lui ont légué ses ancêtres. Malgré les vapeurs chaudes et brûlantes émanant de la forge en cette période de forte chaleur, pas que question pour lui de dérogé à ce qu’il fait de mieux pour la communauté.

Manou, vieille dame septentrionale munit de pioches, calebasse choisit l’aube pour se rendre dans son vergé où elle s’y atèle avant que le soleil ne plombe l’ambiance.

C’est également le moment choisi par le vieux Bakary assis sous l’ombre majestueux de son manguier, de cueillir les informations du pays par l’entremise de son poste radio.

Mais si ces derniers profitent de la fraîcheur de la matinée, l’heure est plus chaud du côté de Gao plus au nord. Et Ahmadou Yacouba Touré comme ses congénères cesse tout activité à partir de 14 heures sous peine d’être calciné par la vapeur chaude du désert telle une fournaise. Cette gigantesque étendue de sable crépite sous la pression ardente des rayons de soleil et les températures peuvent atteindre 45°.

Pareil scénario à Kidal, anderaboukan, Indalemine, Taoudenni et même ce bon vieux Chouala n’est pas épargné. Et plus au Sud, la cité des rails est un habitué de ce phénomène de changement climatique et cela se ressent sur les activités aux alentours du fleuve longeant vers le quartier du Khasso. Ce fleuve et l’humidité qui s’y trouvent est le seul endroit de réconfort pour ceux qui n’ont pas le luxe de s’offrir une piscine chez eux.

De Kayes à Kidal, passant par la cité des balanzans, la chaleur ne semble épargnée personne et inclus fortement que chacun s’y prépare, mais surtout d’accorder une attention particulière aux plus vulnérables.

Vieux hommes, vieilles dames, enfants sans oublier de dire au petit Drissa, apprenti chauffeur de SOTRAMA de veiller à ce qu’il s’hydrate régulièrement car les stupéfiants et la déshydratation ne font pas bon ménage. Aux mères, de toujours donner à boire aux enfants même si ces derniers n’en demandent pas.

Il faut tenir compte du fait que toute cette perturbation écologique n’est que le résultat de l’effet négatif de l’homme sur son environnement. Tâchons de réduire les dégâts en prenant bien soin de notre environnement.

Ainsi, à l’image de ces différents cas, il est conseillé de prendre compte des plus vulnérable, les malades, d’empêcher les enfants à mener des activités (physiques) à ces périodes critiques et suivre les conseils donnés par les structures  pédagogiques et experts.

Sow Pouloh

Retour en haut