La gestion de l’administration de l’université de Ségou ne fait pas l’unanimité. Un doigt accusateur est porté sur le recteur Dr Isaï DAOU. Arrogance, corruption et abus de pouvoir sont autant de comportement que l’on reproche à notre recteur. Toute chose qui alimente la colère des syndicalistes (comité syndical des Enseignants Chercheurs du Mali (SECMA) de l’université de Ségou) qui d’ailleurs en grève depuis plusieurs mois. Le département est-il en train de jouer la sourde oreille face à l’alerte de syndicalistes ?
Les enseignants et étudiants, le rectorat et personnel enseignant de l’université de Ségou régnaient en parfaite symbiose. Toute cette ambiance qui faisait la fierté de l’université de Ségou serait été terrifiée par M.DAOU malgré la bonne fois des syndicalistes. Partant de cette mauvaise gestion de M.DAOU les syndicalistes soucieux de l’avenir de leur travail et de l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail ont observé une grève de 48heures allant du jeudi 9 au 10 mars 2023. A la suite de cette grève d’autres mots d’ordre de grève ont été observé du 13 au 15 mars puis du 20 au 24 mars 2023 qui s’est finalement prolongé jusqu’à aujourd’hui.
Pourtant l’objectif du syndicat était claire et sans équivoque. Il s’agit d’œuvrer pour l’amélioration de leurs conditions de vie, de soigner l’image de leur corporation d’universitaire nationale. Hélas le cri de cœur de syndicalistes a été ignoré par le recteur qui aura un autre agenda différent de la bonne gestion de l’administration comme l’indique une source crédible. Est-ce vrai ? Difficile de le dire avec exactitude mais ce qui est sûr c’est que la tension règne entre les syndicalistes et le recteur. Face à cette situation qui n’honore personne une intervention urgente se pose. Mais en attendant, la bonne fois du SECMA est brandit à plus d’un titre.
Pour preuve, la charte de la transition a été respectée et observée malgré plusieurs points qui figuraient dans le cahier de charge des syndicalistes. Il s’agit notamment des points relatives à l’amélioration des conditions de vie des enseignants de la faculté inscrit dans le procès-verbal de réconciliation du 17 novembre 2022, entre le SECMA et le Rectorat de l’Université de Ségou ; les lettres relatives à la demande d’ouverture de crédit ; le dépassement et l’in soutenabilité de l’enveloppe octroyée aux heures supplémentaire ; l’indisponibilité de crédit alloué à la prise en charge des taches liées aux examens, l’effectif d’étudiants de l’Université de Ségou et des néo bacheliers de 2022 ; la lenteur dans la signature des projets d’arrêtés des heures supplémentaires des semestres 1, 4 et 6 de l’année universitaire 2021-2022 ; l’indisponibilité de crédit alloué à la prise en charge des heures supplémentaires des semestres 2 et 3 déjà effectuées d’une part et d’autre part des semestres 1 (des néo bacheliers de 2022), 4 et 5 de l’année universitaire 2022-2023.
Faut-il le rappeler que neuf points qui étaient mis sur la table du gouvernement par SECMA étaient relatifs à la demande de paiement des frais des tâches liées aux examens des semestres de l’année universitaire 2020-2021 et des frais des tâches liées aux concours d’entrée dans les Facultés et l’Institut au titre de l’année 2022-2023; la suspension de la rentrée des néo bacheliers de 2022 jusqu’à l’octroi de crédits complémentaires pour la prise en charge des heures supplémentaires et des taches liées aux examens au titre de l’année 2023, l’alignement des indemnités et primes de responsabilité à celles des autres IES du Mali ; le traitement diligent de la dotation en carburant du personnel technique et administratif ; le paiement immédiat de tous les frais des commissions ayant fait des activités rémunérées, le paiement des heures supplémentaires des semestres 1, 4 et 6 de l’année universitaire 2021-2022 ; la prise en charge de la dotation d’un programme de formation des formateurs de l’Université de Ségou ; l’organisation immédiate des ateliers de révision des programmes des structures de formation; l’octroi de vacances statutaires à compter de la fin des semestres 2 et 3 de l’année universitaire 2021-2022 aux enseignants chercheurs ou l’octroi de prime spéciale pour ladite période.
Face à la gestion de cette crise qui a tant duré la mauvaise foi du gouvernement est indexée selon nos sources. Le gouvernement n’a manifesté aucune volonté dans l’application de leur accord avec le SECMA. Le silence radio du gouvernement est mal conçu surtout lorsque l’on sait que l’avenir de plusieurs milliers d’étudiants sera remis en cause.
Kèmoko Berthé