Après l’inauguration de la CCIM de Gao, l’assemblée Consulaire de la semaine dernière et autres, le nouveau président de la Chambre de Commerce et de L’INDUSTRIE du Mali, Mandiou Simpara a montré qu’il est déterminé à changer l’image de cette structure en la rendant plus performante. C’est dans cette dynamique que la CCIM a organisée un forum économique de deux jours à Ségou dans la capitale des Balanzans. Placé sous le haut parrainage de son Excellence Colonel Assimi Goïta, président de la Transition et chef de l’Etat, la cérémonie d’ouverture a été présidée par le premier ministre, Dr Chokel K Maïga et celle de la Clôture a été présidée par le représentant du président du Conseil National de la Transition, M. Mamadou Touré, président de la Commission des Finances. C’était en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, du gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré, du maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, du président par intérim de la CCIM, Madiou Simpara et de nombreux acteurs économiques.
Tenu dans la salle de conférences de la délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), ce forum a été une opportunité de rencontre et d’échanges pour, les opérateurs économiques, les acteurs du secteur public et privé, les représentants des collectivités et les partenaires techniques et financiers (PTF). Organisé par la CCIM, son objectif est de contribuer à l’opérationnalisation des filières porteuses des régions pour le développement économique de notre pays.
Plusieurs communications ont eu lieu lors de ces deux jours de travaux notamment sur les potentialités et atouts des régions et leur niveau d’opérationnalisation ; le partenariat public-privé comme cadre d’exploitation des filières porteuses ; les opportunités d’exploitation des filières à l’Office du Niger ; les pôles de développement régionaux. Toutes les chambres ont fait un exposé sur les potentialités de leurs régions. Il avait comme panelistes de grands experts du secteur privé, de l’industrialisation et du commerce notamment l’ancien premier ministre, Modibo Sidibé, le PDG de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté dit Ampé, le président du Conseil National du Patronat du Mali, M. Mossadeck Bally et d’autres personnalités nationales.
Spécifiquement, ces deux jours d’échanges visent à améliorer, par l’ouverture d’usines, l’augmentation de l’appui des jeunes et femmes, le système économique et lutter contre le chômage, l’exclusion sociale et l’immigration clandestine. Il a été marqué par des interventions, la participation deux grands alliés de l’économie malienne (Le Sénégal et la Guinée) des visites de stands et la pause de la première pierre d’une nouvelle usine à Ségou.
Le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra s’est réjoui du choix porté sur sa ville pour abriter cet important événement. En organisant ce forum à Ségou, d’après ses dits, « la CCIM prend langue et date avec l’histoire afin de jouer sa partition dans la refondation du Mali en jetant les bases de la relance de notre économie nationale sans laquelle, il n’y a point de souveraineté».
Le président par intérim de la CCIM Mandiou Simpara, galvanisé et dévoué dans le renouveau du système commercial et industriel du Mali, s’est exprimé sur ses ambitions de faire le Mali l’une des plus grandes puissances économiques.
Il a déclaré, avec détermination, que « la présente rencontre permettra aux différents acteurs de formuler des recommandations pertinentes afin de contribuer à la relance de notre économie nationale. Les recommandations issues des deux jours de travaux seront soumises à l’appréciation des plus hautes autorités du pays pour leurs applications.».
Le PDG du Groupe EMS a laissé entendre avec persuasion que « cette rencontre consiste à relancer l’économie malienne dans un élan compétitive du développement, de la décentralisation afin d’améliorer les conditions de vie et la cohésion. Il vise à unifier les acteurs du commerce et de l’industrie afin d’améliorer ledit système voire dépasser ou être au même pied d’égalité que les autres puissances économiques. » Il a également montré que « nous avons tous les potentialités pour y arriver à bon port et est persuadé que cette fois ci, la volonté politique ne fera pas défaut ». M. Simpara a pris la promesse que le prochain forum se tiendra à Kidal.
Le Premier ministre a félicité la qualité du partenariat entre l’État et le secteur privé. Il a, au nom du président de la Transition, lancé un appel pressant à tous les opérateurs économiques, notamment aux commerçants, pour qu’ils facilitent l’accès aux denrées de première nécessité à la population afin de leur permettre d’accomplir sereinement leurs obligations religieuses.
Par ailleurs, Choguel Kokalla Maïga a indiqué que notre pays, avec l’accompagnement de ses Partenaires techniques et financiers (PTF), a entrepris, depuis quelques décennies, de profondes réformes, sur le plan politique et économique, visant à libéraliser l’économie nationale et faire du secteur privé le moteur de la croissance économique et du développement, à responsabiliser davantage les communautés à la base, organisées en collectivités territoriales, dans le cadre d’une décentralisation administrative. D’où «L’État s’est recentré sur la régulation et l’impulsion de l’activité économique. À cet égard, plusieurs politiques et stratégies sectorielles ont été adoptées par le gouvernement dans le souci d’une bonne coordination des efforts de l’ensemble des acteurs. Il s’agit, entre autres, de la politique de développement agricole, la politique de développement industriel, la politique nationale de développement du commerce et la stratégie nationale de développement des exportations», a-t-il martelé.
Pour le chef du gouvernement, toutes ces politiques ont comme point de convergence, une bonne organisation de l’activité de production et de commercialisation autour des filières porteuses, la résolution des problèmes liés aux infrastructures et le financement des activités.
Concernant ce Forum économique, Dr Choguel Kokalla Maïga a affirmé qu’il constitue une opportunité pour le secteur privé malien de s’approprier l’ensemble des politiques et stratégies publiques, et surtout, les plans de développement adoptés par le gouvernement et les collectivités territoriales pour impulser le développement économique de notre pays, en général, et de promouvoir la participation du secteur privé, en particulier.
Le chef du gouvernement a saisi l’occasion pour féliciter les membres du bureau de la CCIM pour cette initiative, tout en les encourageant à poursuivre dans cette voie afin d’assurer efficacement son rôle d’interface entre l’État et ses membres. «L’accompagnement du gouvernement de la Transition ne fera pas défaut et toute l’attention requise sera accordée aux conclusions de ce forum », a assuré Dr Choguel Kokalla Maïga.
Par ailleurs, « J’ai l’honneur de diriger, un cadre d’écoute du secteur privé sur la manière dont il compte contribuer à la mise en œuvre de ces politiques, stratégies et plans de développement, conformément à l’objectif général assigné au présent forum, à savoir l’opérationnalisation des filières porteuses des régions en vue d’y réaliser des pôles de développement économique», a-t-il ajouté.
La cérémonie de lancement du Forum économique de Ségou a été clôturée par la visite des stands des exposants par les officiels.
Le président de la Chambre de Commerce et de L’INDUSTRIE de Bamako, Harouna Kanté a, après avoir remercié tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à la tenue de ce forum, parlé des causes qui ont motivé la tenue de cette rencontre historique et ses perspectives.
Selon M. Kanté, c’est au sortir de l’embargo qu’ils ont réfléchi, travaillé afin de mettre en place des stratégies pour rehausser le système économique du pays, vu la situation dans laquelle elle se trouve. Ce qui a entrainé la présente rencontre.
Que « nous avons constaté qu’il y a beaucoup de choses à retravailler pour ne pas toujours dépendre de l’extérieur raison pour laquelle, les autorités de la CCIM ont réfléchi à cela. Nous avons réfléchir aujourd’hui, vu le contexte économique de notre pays, sur les stratégies à mettre en place pour ré booster notre économie compte tenu des obstacles auxquels nous sommes opposé par rapport à la crise internationale et tous ce qui prévaut à la sortie de l’embargo dont notre pays a connu », a-t-il laissé entendre.
En d’autres termes, « Tous cela nous a permis, aujourd’hui, de réfléchir sur comment faut-il retravailler ça et faire en sorte de mettre en exergue les potentialités qui sont dans nos régions. Parce que toutes les régions du Mali disposent des potentialités énormes. Chaque région a un profil. Nous avons voulu matérialisé cela à travers la mise en place des unités industrielles. C’est ainsi que nous avons fait le dépôt de la première pierre d’une usine qui sera construite à Ségou ici. De cette même façon, nous comptons étendre cette Stratégie dans toutes les régions du Mali. Pour faire en sorte que l’industrialisation puisse s’étendre et avoir la valeur ajoutée pour permettre à notre économie de se sentir mieux » a-t-il ajouté.
De ce fait, il a déclaré que « Cette rencontre de deux jours, premier du genre, qui a réuni tous les spécialistes, a permis à débattre toutes les problématiques qui, aujourd’hui, empêche notre pays à décoller sur le plan industriel. »
Le président de la CCIM de Bamako a laissé qu’ils vont évoquer cela avec les plus hautes autorités pour lever ces équivoques afin que l’industrialisation de notre pays puisse être une réalité.
Boubacar Tandia, vice-président de la CCIM et PDG du groupe Tandia, de son côté, a parlé d’investissements pour les délégations régionales, l’investissement dans les équipements marchands dans certaines régions et le développement des ressources locales.
En définitive, il a demandé aux opérateurs économiques de rester souder, que chacun joue sa partition à plus d’unité, de cohésion et à plus de patriotisme pour le développement du pays.
En guise de rappel le PDG de l’office du Niger, face aux questions, a souligné que « l’Office du Niger est une entreprise publique à caractère industriel et commercial qui doit même faire des bénéfices. Je suis le seul fonctionnaire et tous les autres sont des contractuels ».
Il a affirmé qu’il respect la loi d’orientation Agricole et les 15% d’espace attribué aux femmes et aux jeunes pour tout investissement en terme d’aménagement. Nous allons être très rigoureux dans l’application des textes pour amener les femmes et enfants au niveau des aménagements.
L’ancien premier ministre, Modibo Sidibé a beaucoup parlé de la vision stratégique de ce forum. Il suggère de « faire partager la vision stratégiques par les assistants notamment les acteurs, les faitières et les directeurs professionnels».
Cependant, il a confirmé qu’il y a pas mal d’efforts à fournir au niveau de la communication. Il a déclaré que « la circulation de l’information pose d’énormes problèmes, y compris au sein de l’administration. Il y’a une certaine désirance en terme de documentaire de programmes d’un ministre à l’autre. En tant que vous aurez une succession effréné de ministre, vous aurez au tant de discontinuité. Parce que les planning vont changer.». Il a poursuivi en déclarant que « Cette stabilité institutionnel est extrêmement important. Il faut qu’on ait la même prévisibilité aussi, y compris au niveau des grandes administrations. C’est une quête, je ne dirais que ça va obligatoirement changer.».
Le représentant du port autonome de Dakar, Daouda Koné a affirmé qu’ils sont encore plus confiant du secteur privé malien qui est leur partenaire depuis plusieurs années, après avoir entendu les discours de M. Doucouré de la DPA, du président de la CCIM et celui du premier ministre. Pour lui, cette assurance va nous permettre de construire, ensemble, notre économie régionale.
En outre, M. Koné n’a pas manqué à saluer le président du Conseil Malien des Chargeurs, M. Kissima Sylla pour tous les changements stratégiques apportés qui vise à assurer l’approvisionnement et le suivi des travaux, même, en cas de crise. Pour ce faire, il a profité de cette occasion pour annoncer que « les différentes chambres maliennes et celle du Sénégal sont en parfaite symbiose pour l’augmentation d’intérêts de chacun dans le commerce mondiale. Cela se fera par la maîtrise des logistiques ».
Il a montré que c’est dans le cadre du partenariat avec le conseil malien des chargeurs qu’il a répondu à cette invitation. Les deux présidents sont clairs qu’il faut travailler main dans la main, vu que ces deux pays sont des partenaires historiques qui continu jusqu’à présent
De son côté, le représentant du port de Conakry a fait savoir qu’ils sont est en train de développer des infrastructures et travailler sur le cauris d’or pour que le Mali puisse être une priorité. Car, pour lui « le port de Conakry est le port naturel du Mali » a-t-il souligné.
« Par le biais de ce partenariat, nous avons tous mis en œuvre pour que ce cauris d’or puisse servir loyalement les opérateurs économiques maliens. Je sens que les acquis du port autonome de Conakry du développement de la coopération historique qui existe entre les deux pays me donnent l’opportunité de savourer les bonnes pratiques de Ségou » A laissé entendre le représentant Guinéen.
Par rapport aux projets annoncés par les représentants les deux partenaires frères, le président du Conseil Malien des Chargeurs, M. Kissima Sylla s’est montré persuadé, qu’avec l’ambition et la volonté politique, qu’ils vont y arriver. Il s’est à la fois montré satisfait des relations et reconnaissant des efforts déployés par chacun de ces pays lors de l’embargo.
Le représentant du président du CNT, Mamadou Touré a encensé la CCIM pour avoir organisé ce forum qui est d’une importance capitale, pour tous ce qu’ils ont mis en œuvre dans le cadre de permettre à ce pays d’être encore plus résilient durant ces affres jours de suspension au niveau de la CEDEAO.
Le président de la Commission des finances du CNT, M. Touré a déclaré que « l’appréciation que nous avons est de bon augure. Nous estimons que les résolutions qui vont sortir de ce forum feront l’objet d’une prise en compte intégrale par le gouvernement. Et au niveau du CNT, on est prêt à tout mettre en œuvre pour accompagner le secteur privé dans sa promotion » comme point de vue. .
En ce qui concerne la lourdeur administrative terrible, le Conseiller Touré a affirmé qu’il pense que cela doit être demandé s’il y’a lourdeur. Sa levée doit être demandé à l’exécutif au département en charge des publiques. Il a rassuré qu’ils mettent tout en œuvre pour une meilleure gestion des finances publiques et faciliter la levée de fonds.
Ibrahim Binaté