La Perspective Sahélienne célèbre la Maslenitsa : Un pont culturel entre foi, pardon et fraternité

La cour de la Perspective Sahélienne, située à l’Hippodrome, a enregistré une affluence remarquable ce dimanche 22 février 2026, à l’occasion de la célébration de la Maslenitsa, communément appelée Mardi gras dans la tradition orthodoxe. Entre récitations, activités pédagogiques, jeux éducatifs, combustion d’une grande poupée et rupture collective de jeûne, la soirée s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de convivialité, de spiritualité et de vivre-ensemble.
Initiée par La Perspective Sahélienne, la rencontre a réuni un public diversifié composé de M. Aliou Tounkara, membres du conseil National de Transition, d’élèves, d’enseignants, de responsables associatifs, ainsi que des journalistes internationaux.
Fête populaire d’origine slave, la Maslenitsa est largement célébrée en Russie et dans plusieurs pays de tradition orthodoxe. Elle allie coutumes religieuses et festivités populaires, marquant la fin de l’hiver et l’approche du printemps.

« Aujourd’hui, nous célébrons la Maslenitsa, notre Mardi gras, parce que demain commence le Grand Carême », a expliqué Mme Dembélé. Dans la tradition chrétienne orthodoxe, le Grand Carême, d’une durée de 47 jours, constitue un temps de jeûne, de prière, de pénitence et d’élévation spirituelle.
Le dimanche précédant l’entrée en Carême est traditionnellement consacré au pardon. « Nous demandons pardon à tous, même si nous pensons n’avoir causé aucun tort. C’est une grande fête pour nous, orthodoxes », a-t-elle précisé.
Mme Dembélé a également souligné la convergence spirituelle entre les confessions religieuses : « De la même manière que les musulmans observent le Ramadan, les chrétiens entrent dans le Grand Carême. Ce sont des moments forts qui rapprochent les croyants autour des valeurs de foi et de discipline. »
La cérémonie a débuté par des récitations présentées par les élèves de l’École Aimée et de l’École Seydou Badian Kouyaté. À travers des explications illustrées, les organisateurs ont édifié les enfants et les invités sur l’histoire et la signification de la Maslenitsa. Une séance interactive de questions-réponses a permis d’évaluer leur compréhension.
Des équipes ont ensuite été constituées pour des jeux sportifs et éducatifs, dans un esprit de saine émulation. Tous les participants ont reçu des présents symboliques en guise d’encouragement, tandis que les élèves ayant pris part aux récitations ont également été distingués.
L’un des temps forts de la soirée a été le partage d’un repas collectif. Fidèle à la tradition, cette étape marque la dernière période de réjouissance avant l’entrée dans le Carême. « Tout le monde a mangé ensemble », a souligné l’organisatrice, mettant en avant la portée symbolique du partage.
La célébration s’est achevée par la combustion d’une grande poupée, rituel traditionnel symbolisant le départ de l’hiver et l’avènement du printemps. Ce geste, chargé de signification, incarne le renouveau, l’espérance et le cycle de la vie.
À l’issue de la cérémonie, Mme Dembélé s’est déclarée satisfaite du déroulement de l’événement. « Les enfants se sont bien amusés et l’ensemble des participants est reparti heureux », a-t-elle affirmé.
Elle a particulièrement insisté sur la portée interculturelle et interreligieuse de la rencontre : « Lorsque nous célébrons ensemble les fêtes musulmanes et chrétiennes, il n’y a pas de frontières. Nous parlons d’amitié, d’amour et de Dieu. »
La cérémonie a enregistré la présence des élèves et enseignants des établissements partenaires, des entraîneurs et joueurs de l’équipe Afrus, ainsi que de M. Aliou Tounkara, membre du Conseil National de Transition. Des représentants de la Nouvelle Maison Russe, des journalistes internationaux et plusieurs membres de l’African Initiative ont également pris part à l’événement.
À travers cette initiative, la Perspective Sahélienne confirme sa volonté de faire des traditions culturelles et religieuses de véritables passerelles de dialogue. Au-delà de l’aspect festif, la Maslenitsa 2026 aura porté un message fort : celui du pardon, du partage et de l’unité dans la diversité.
B Miriam