14eme Session du Comité de pilotage du PACEM : Sauver les acquis pour une croissance inclusive au Mali

Le Ministère de l’Économie et des Finances a abrité, ce mercredi 27 août 2025, la quatorzième session ordinaire du Comité de pilotage du Projet d’Appui à la Compétitivité de l’Économie Malienne (PACEM). Présidée par le Secrétaire général dudit ministère, cette rencontre stratégique marque l’avant-dernière étape d’un programme phare dont la clôture est prévue le 30 décembre 2025.
Une session décisive pour l’avenir du projet
Autour de la table, responsables des structures bénéficiaires, membres de la Cellule d’Exécution du PACEM dirigée par M. Bamba, Directrice générale de la Dette publique et Coordinateur du projet. Ensemble, ils ont examiné les résultats enregistrés durant le premier semestre 2025 et tracé les perspectives pour une clôture réussie.
Pour le Secrétaire général, cette session constitue un moment clé pour « évaluer l’état d’avancement des recommandations formulées en décembre 2024, analyser les performances globales, identifier les obstacles rencontrés et formuler des pistes pour consolider les acquis avant la fin du projet ».
Un projet soutenu par la BAD
En guise de rappel, e PACEM est financé par la Banque africaine de développement (BAD) à travers le Fonds africain de développement à hauteur de 10 millions d’unités de compte (environ 7,6 milliards FCFA). L’État malien y apporte une contribution additionnelle d’un million d’UC, soit près de 767 millions FCFA.
Lancé pour renforcer la compétitivité de l’économie nationale, le projet entend stimuler une croissance inclusive et génératrice d’emplois. Ses priorités s’articulent autour de trois axes : la facilitation des investissements privés ; le renforcement des PME/PMI ; l’accès des entreprises maliennes aux opportunités d’exportation.
Entre avancées et défis persistants
À mi-parcours de l’année 2025, le représentant du Ministre s’est montré heureux des avancé. Selon lui, le PACEM affiche un taux de décaissement de 42,45 %, contre 32,53 % en décembre 2024. Soit une progression de 10 %, encore loin de l’objectif annuel de 66,10 % fixé pour atteindre, à la clôture, un taux global de 98,78 %.
Ce retard s’explique, selon les responsables, par des difficultés administratives, notamment les changements successifs de Task Manager au sein de la BAD – quatre au total – entraînant des délais dans la validation et l’exécution des activités.
Malgré tout, des efforts sont en cours. Les projections tablent sur un taux global avoisinant 70 % d’ici à la fin de l’année, un niveau inférieur aux ambitions initiales mais qui permet de préserver des acquis notables.
Un appel à l’engagement collectif
Face à ces défis, le Secrétaire général a exhorté l’ensemble des acteurs, y compris la BAD, à « plus de vigilance et de détermination » afin d’optimiser les résultats restants. « Les populations attendent beaucoup des retombées positives du PACEM. Il est de notre responsabilité collective de sauver ce qui peut l’être avant le 30 décembre », a-t-il insisté.
Au nom du Gouvernement, M. Traoré a remercié la Banque africaine de développement pour son appui constant au développement socio-économique du Mali, tout en saluant le travail des structures bénéficiaires et de la Cellule d’Exécution du PACEM, qui ont permis d’obtenir des résultats intermédiaires encourageants.
BI