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Vers une Paix Durable au Mali : La Charte nationale pour la paix et la réconciliation passe sans réserve au CNT


Dans un élan historique d’unité nationale, le Conseil National de Transition (CNT) du Mali vient d’adopter, aujourd’hui 7 août 2025, à l’unanimité des 124 membres présents, le projet de loi portant Charte nationale pour la paix et la réconciliation. Une avancée majeure dans le processus de refondation de l’État malien, intervenant à un moment clé de l’histoire du pays.


Réuni en session extraordinaire dans la prestigieuse salle Djéli Baba Sissoko du Centre international de conférences de Bamako (CICB), le CNT, sous la présidence de l’Honorable Malick Diaw, a entériné ce texte qui se veut une boussole pour la paix, la cohésion sociale et la réconciliation nationale.

Un contrat social au cœur d’un Mali nouveau

Fruit d’un dialogue national inclusif initié par le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, la Charte nationale s’inscrit dans la continuité des recommandations issues de cette vaste concertation. Conçue comme un véritable contrat social, elle vient compléter la Constitution du 22 juillet 2023, en précisant les fondements de la paix, de l’unité et de la reconnaissance des victimes des crises passées.
Elle ne se substitue pas à la Loi fondamentale, mais en approfondit les valeurs : souveraineté, justice, mémoire, vivre-ensemble, tolérance et patriotisme. Elle pourrait aussi jeter les bases de futures réformes institutionnelles ou sociales, selon les besoins du pays.

Une approche participative et inclusive


L’élaboration de la Charte a été portée par le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion sociale, avec une large implication des forces vives de la Nation : autorités traditionnelles, femmes, jeunes, représentants des victimes, organisations de la société civile, leaders religieux et experts nationaux. Ce processus participatif renforce l’appropriation populaire du document et sa légitimité.
La méthode inclusive choisie reflète la volonté du gouvernement de faire de cette Charte un outil fédérateur, capable de panser les blessures du passé et de préparer un avenir apaisé.

Des mesures concrètes pour une mise en œuvre effective


Au-delà des intentions, le gouvernement a déjà défini une série d’actions concrètes pour donner vie à la Charte : Une vaste campagne de vulgarisation dans toutes les langues nationales et par tous les moyens de communication, y compris les outils numériques, le braille et la langue des signes ;
L’intégration du contenu de la Charte dans les curricula scolaires et universitaires ; La mobilisation des autorités coutumières, religieuses et communautaires pour porter le message de la réconciliation dans toutes les régions ; La création d’un Observatoire national de la paix et de la réconciliation, rattaché à la présidence de la République, qui veillera au suivi, à l’évaluation et à la coordination des actions liées à la Charte.
Cet Observatoire devra disposer de moyens financiers, humains et logistiques à la hauteur de sa mission, selon les recommandations de la Commission de l’administration territoriale, de la décentralisation, du culte et de la réconciliation nationale.

Une dynamique de refondation en marche

L’adoption unanime de cette Charte constitue un message fort de détermination et de responsabilité. Elle traduit l’engagement des institutions de la Transition à faire de la paix, de la justice et de la mémoire collective les piliers d’un nouveau contrat républicain.
Dans un pays meurtri par des décennies de conflits rébellions, terrorisme, crises politiques et tensions communautaires , la Charte nationale pour la paix et la réconciliation apparaît comme une réponse structurée, inclusive et durable. Elle ambitionne de réconcilier les Maliens entre eux, avec leur histoire, et avec l’État.

Le chemin vers la paix sera long et exigeant, mais avec cette Charte, le Mali dispose désormais d’un cadre clair et consensuel pour bâtir une société plus juste, plus unie et résolument tournée vers l’avenir.

Briinho

Sources : CCOM-CNT

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