Gouvernance : Le Mali valide son nouveau programme national du MAEP pour la période 2025-2030

Le Centre International de Conférences de Bamako (CICB) a servi de cadre, le jeudi 19 juin 2025, à la validation du nouveau Programme National de Mise en Œuvre du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP) et de son Plan d’Actions 2025-2030. Une étape stratégique pour le Mali dans sa quête continue de bonne gouvernance et de développement durable.
Présidé par M. Sidi Mohamed Koné, Chef de Cabinet du ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, l’atelier a réuni une palette d’acteurs institutionnels et diplomatiques de haut niveau : membres du Conseil National de Transition, représentants des corps de contrôle, diplomates accrédités, ainsi que des partenaires internationaux tels que le PNUD, l’UNICEF, la Banque mondiale et la BAD.
Le MAEP, un engagement panafricain réaffirmé
Dans son allocution, M. Koné est revenu sur les fondements du MAEP, lancé en 2003 à Abuja dans le cadre du NEPAD, avec pour ambition de faire de la gouvernance un levier central de la transformation du continent. Le Mali, rappelle-t-il, a adhéré à cette initiative dès le 28 mai 2003, devenant le neuvième pays signataire du protocole, avant de s’engager activement dans le processus à partir de 2007.
« Ce mécanisme a permis un diagnostic sans complaisance des politiques publiques, abordant des domaines sensibles comme la transparence, la lutte contre la corruption, la redevabilité ou encore la promotion du genre », a souligné M. Koné.
Gouvernance résiliente malgré l’adversité
Malgré un contexte national marqué par l’instabilité sécuritaire et le désengagement de certains partenaires techniques depuis 2012, le Mali n’a jamais tourné le dos au MAEP. Le gouvernement a maintenu le financement des activités de la Commission Nationale de Gouvernance (CNG-MAEP), preuve de sa volonté de rester sur la voie de la transparence et de la redevabilité.
Koné a saisi l’occasion pour saluer la persévérance de cette instance nationale et l’a exhortée à renforcer sa contribution aux objectifs de l’Union africaine, notamment dans le cadre du suivi de l’Agenda 2063 et des Objectifs de Développement Durable (ODD 2030).
Un nouveau plan en phase avec les priorités nationales
Le programme validé couvre une période charnière, jusqu’en 2030, et se veut un outil stratégique au service des défis actuels. Il s’articule autour de thématiques majeures : la gouvernance des ressources minières et foncières, la sécurité, ainsi que l’intégration régionale via la Confédération des États de l’AES (Alliance des États du Sahel).
Que « Ce plan d’action s’inscrit pleinement dans la vision nationale à long terme ‘Malikura Nietasira Ka Ben San 2063 MA’, en droite ligne avec notre ambition de transformation durable », a indiqué le représentant du ministère.
Plaidoyer pour un appui renforcé
À l’issue de la session, un appel a été lancé aux partenaires techniques et financiers pour un soutien accru à la mise en œuvre du nouveau programme. Le Chef de Cabinet a salué en particulier le PNUD, chef de file des partenaires, pour son accompagnement constant depuis plus de deux décennies.
Enfin, le gouvernement de la Transition a réaffirmé son engagement sans faille en faveur de la bonne gouvernance, pierre angulaire d’un développement équitable et inclusif.
Ibrahim Binaté