Lutte contre la migration : Les acteurs de la migration à l’école du CIGEM

La migration est un sujet aussi vieux que l’humanité elle-même. Depuis toujours, les hommes et les femmes se déplacent en quête de meilleures opportunités, de sécurité ou simplement pour explorer de nouveaux horizons. Comme l’a si bien dit Malcolm X : « L’éducation est notre passeport pour l’avenir, car demain appartient à ceux qui s’y préparent aujourd’hui ».
C’et dans ce cadre que cette série de formations dédiées aux concepts liés à la migration a organisés par le Centre d’Information et de Gestion des Migrations (CIGEM). Ces formations sont prévues dans les régions de Bamako-Koulikoro, Kayes, Ségou et Sikasso.
La cérémonie d’ouverture était présidée par le chef de cabinet du ministère de maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, M. Achérif Mohamed Ag ERLAF, le lundi 9 décembre au CICB. C’était en présence du Directeur Général de CIGEM, Dr Aboubacrine AGUISSA et le représentant de l’OIM Mohamed Kane.
Pour le DG du CIGEM Dr Aboubacrine AGUISSA, cette série de formations entend renforcer la compréhension des acteurs issus des administrations, des collectivités territoriales et de la société civile, sur les concepts fondamentaux liés à la migration. «Il s’agit de donner à chacun les outils nécessaires pour analyser, anticiper, accompagner et gérer les dynamiques migratoires, en vue d’une plus grande cohérence et efficacité des interventions», a précisé le directeur général du CIGEM. La migration est un phénomène dynamique et complexe.
Elle soulève des enjeux multiples sur les plans économique, social, politique, sécuritaire et culturel. D’après Dr Aboubacrine AGUISSA, le Mali, de par sa position géographique, est au carrefour des mobilités interrégionales et internationales, ce qui nécessite une compréhension fine et une approche globale de la question migratoire.
Prenant la parole au nom du Ministre, le Chef de Cabinet a indiquera que ce jour mémorable pour le département, car il marque le début d’une série de formations dédiées aux concepts liés à la migration. Ces formations, prévues dans les régions de Bamako, Koulikoro, Kayes, Ségou et Sikasso, témoignent de notre engagement collectif à renforcer la compréhension, la gestion et les opportunités liées à ce phénomène complexe mais porteur d’espoir, Il a remercié chaleureusement les partenaires du département notamment l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Grâce à son soutien indéfectible, à sa vision et à son expertise, le CIGEM peut aujourd’hui déployer ce programme ambitieux. A l’OIM, je dis: Merci pour votre accompagnement constant et votre foi en l’avenir des migrations dans notre pays.
Il a rappelé que ces formations s’inscrivent donc dans une perspective d’anticipation et de préparation. Elles sont conçues pour doter les acteurs présents de connaissances solides, de compétences pratiques et d’une compréhension approfondie des dynamiques migratoires. Mais avant d’aller plus loin, permettez moi de poser une question légère pour détendre l’atmosphère Pourquoi les oiseaux migrateurs ne se perdent-ils jamais en chemin ? Réponse: Parce qu’ils voyagent avec leurs propres GPS, leur instinct et c’est exactement ce que nous espérons à travers ces formations vous doter de votre propre instinct migratoire, une boussole intellectuelle qui vous guidera dans vos responsabilités, a-t-il souligné.
La migration, qu’elle soit locale, régionale ou internationale, est un phénomène en constante évolution. Pourtant, elle est souvent mal comprise, mal interprétée ou instrumentalisée. Connaître les concepts de base liés à la migration, c’est comprendre les réalités humaines derrière les chiffres, les espoirs derrière les défis, a-t-il laissé entendre.
Issoufi MAIGA