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Visite présidentielle à Sikasso : Le Chouchou National fait vibrer la région productrice au rythme de sa lueur d’espoir du renouveau

  • Une assistance alimentaire de 28.870 tonnes de céréales au profit de 1.372.224 personnes vulnérables
  • Pose de la 1ère pierre de l’Université de Gongasso
  • Inauguration des infrastructures
  • D’imminentes révélations

Décentralisation, sécurisation alimentaire, réalisation d’infrastructures, amélioration des conditions de la population, en particulier la jeunesse et l’enseignement supérieur étaient au centre d’intérêt de cette visite du Colonel Assimi GOITA, Président de la transition. C’était le samedi 22 juin dans la troisième région.

Cette visite, première du genre depuis sa prise de fonction présidentielle, a été marquée par la forte mobilisation tant sur le plan régional à l’image du digne accueil qu’a eu la délégation présidentielle que sur le plan national ; par la pause de la première pierre de l’université de Gongasso ; par le Coup d’envoi du plan de réponse nationale ; par l’inauguration des nouvelles réalisations d’infrastructures routières et sportives.

Ce retour triomphal dans sa ville originale a été également l’occasion pour le président de la transition d’éveiller et mettre en garde la population sur la situation actuelle de l’Etat.

Accueil triomphal pour le chef de l’État

En visite officielle dans la capitale du Kénédougou, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a posé, ce samedi matin, la première pierre de l’Université de Sikasso, à Gongasso une localité située à une trentaine de km de la ville…

C’est aux environs de 9 heures que l’hélicoptère transportant le chef de l’État a atterri à Gongasso. C’est le gouverneur de la Région de Sikasso, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, les autorités coutumières et traditions de Gongasso, le président du Conseil National de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw et de plusieurs membres du gouvernement, notamment ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, le ministre-commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed, le ministre de l’élévage et de la pêche,  de son collègue en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kansaye et confrères et une forte mobilisation des habitants qui l’ont accueillis. Cela après avoir passé en revue en troupe et avant de procéder à la pose de la première pierre de l’université.

En plus de la ville craquée de masse inimaginable, les habitants de Gongasso et trajet Gongasso-Sikasso, d’une longueur de 35 Km ont réservé un accueil chaleureux au président. Champ d’encouragement, présence de drapeau et affiche banderole pour l’encourager. En plus des près de million de la population, la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba une forte délégation des autorités étatiques ont fait le déplacement.

La Chambre de commerce et de l’Industrie de La région de Sikasso en partenariat avec les autres chambre a joué une grande partition dans cet accueil à travers la symbiose mobilisation.

Le chef de l’État a remercié les habitants de Sikasso pour l’accueil qui lui a été réservé. Il les a également salués pour le soutien aux autorités de la Transition dans des moments difficiles.

Des joyaux d’infrastructures au profit de la population

Une université pour booster l’enseignement supérieur dans la région, des voies urbaines pour renforcer le statut de carrefour de la ville, un stade rénové à la grande joie des sportifs. C’est la preuve que malgré les difficultés auxquelles le pays est confronté, le développement reste une priorité de la Transition.

La plus grande université de l’Afrique de l’Ouest

À sa descente, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a posé, le samedi dernier, la première pierre de l’Université de Sikasso, située à Gongasso.  . Il ressort de la présentation du plan des travaux que le campus universitaire sera bâti sur une superficie de 400 ha. Son coût de réalisation total est de 52 milliards de FCFA. C’est une université complète comprenant une quinzaine de structures de formation et de recherche allant d’une école polytechnique jusqu’à la bibliothèque centrale. D’après des sources sures, c’est la plus grande université de la sous-région.

La première phase de l’Université de Sikasso concerne l’Institut universitaire pour le développement rural (IUDR). La capacité d’accueil de cet institut est de 300 à 500 étudiants. à ce propos, a informé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, les premiers étudiants de l’IUDR sont déjà sélectionnés. Le Pr Bouréma Kansaye a, à ce titre, expliqué que « l’Université de Sikasso est sans pareille dans notre pays. Elle est l’un des campus universitaires les plus importants d’Afrique de l’Ouest ».

En d’autres termes, il a fait savoir que l’établissement universitaire va considérablement améliorer la qualité de la formation des cadres dans la région. Mais aussi le développement économique, social et culturel du Kénédougou et du reste du Mali.  Le Pr Bouréma Kansaye a invité la population à prendre soin de ce campus universitaire pour permettre à tous les enfants de s’y épanouir.

Le président de la Transition a souligné que « ce campus universitaire sera sans pareil dans notre pays. Il sera également l’une des universités les plus importantes d’Afrique de l’Ouest. Il sera un complexe composé des nécessaires dont a besoin l’étudiant ». Il a indiqué que cette université regroupe plusieurs filières en son sein, notamment la santé, l’administration et l’économie. « C’est un espoir pour la population de la Région de Sikasso et ses environs. La construction de cet établissement universitaire s’inscrit dans le cadre de notre quête de souveraineté », a déclaré le chef de l’État.

Le colonel Assimi Goïta a, par ailleurs, rappelé la construction prochaine des universités de Kayes, Bandiagara, Gao et d’autres régions. « Notre souhait est de construire une université dans toutes les régions du Mali pour le bonheur des étudiants », at-il déclaré.

Inauguration des voies urbaines pour faciliter la mobilité

L’un des temps forts du déplacement du chef de l’état était consacré à l’inauguration d’un échangeur, d’un viaduc et de l’aménagement de 10 km de voies urbaines de la capitale du Kénédougou. Ces infrastructures routières ont été faites dans les normes requises dans la sous-région afin d’améliorer les conditions socio-professionnelles de la population.

Le ministre chargé des Transports a expliqué que quatre couloirs servant notre pays, traversant la ville. Il s’agit du corridor Bamako-Cotonou, du corridor Bamako-Lomé, du corridor Bamako-Accra et celui de Bamako-Abidjan. C’est cause du problème de trafic des véhicules poids lourds associé à celui urbain à l’intérieur de Sikasso, le gouvernement avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a initié ce grand projet d’infrastructures routières pour pouvoir décongestionner la circulation à l’intérieur de Sikasso et réduire le taux d’accidents, a-t-elle fait savoir.

Elle a rappelé qu’en 2023, la capitale du Kénédougou, elle seule, a porté 5,03% du taux d’accidents survenus au Mali. Pour elle, ces projets d’infrastructures routières ont permis de faciliter la mobilité à l’intérieur de Sikasso et la modernisation du réseau routier.

Mme Dembélé Madina Sissoko a par ailleurs signalé qu’en plus de ces infrastructures routières, des œuvres sociales ont été réalisées pour accompagner le projet. Il s’agit de la construction des clôtures de quatre écoles, la réalisation de 10 fourrages, celles d’une maternité et de quatre Km de voies urbaines à l’intérieur de Kadiolo.

La ministre chargée des Transports a ensuite demandé aux usagers de respecter le Code de la route pour « qu’on ait moins d’accidents ».

Le Stade Babemba Traoré élevé au rang international

Le colonel Assimi Goïta a également inauguré le Stade Babemba Traoré innové, marquant sa réouverture. Faut-il le rappeler, cette infrastructure sportive comprend 15.000 places.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba s’est réjoui de la rénovation du stade de Sikasso. D’après lui, tout ce qui avait été fait comme observations pour améliorer cette infrastructure sportive et le cadre pour le monde sportif a été fait. Il a ajouté que le stade répond désormais aux normes internationales.

Que « Cela va nous permettre de pouvoir non seulement aider le milieu sportif à Sikasso à relever le niveau, mais aussi de permettre un cadre adéquat pour que les gens puissent faire le travail comme il faut et de permettre un jour de se projeter pour avoir une compétition internationale », a martelé le stratège du développement de la citoyenneté.

Il a ajouté, aussi tot que: « Nous sommes beaucoup plus ravis que le président de la Transition est venu inaugurer ce stade. C’était un vœu profond que nous avions et nous sommes très heureux de voir qu’il a fait le déplacement ».

Lancement des opérations du Plan national de réponse à l’insécurité alimentaire (PNR2024) : Un Grand pas dans l’éradication de la Famine

Juste après le dépôt de la première pierre et avant de commencer la série d’inaugurations, le président de la Transition a lancé les opérations du Plan national de réponses à l’insécurité alimentaire (PNR2024), en donnant le coup d’envoi des camions transporteurs les tonnes de céréales. C’était devant le site de la nouvelle université de Sikasso.

En guise de rappel, la gestion de la sécurité alimentaire est assurée à travers le Dispositif National de la Sécurité Alimentaire (DNSA), qui est un dispositif d’intervention d’urgence mis en place par l’Etat et ses partenaires et qui permet de gérer la situation alimentaire conjoncturelle Le Plan National de Réponses (PNR) élaboré par le Commissariat à la Sécurité Alimentaire. Dans l’ensemble, les interventions du Commissariat à la Sécurité Alimentaire et de ses partenaires auront des effets positifs sur les populations bénéficiaires à savoir de : L’amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité des céréales pendant les périodes de pénurie et notamment celle de la soudure ; L’achat à prix rémunérateur des excédents céréaliers locaux au moment des périodes de récoltes, contribuant ainsi à empêcher le bradage de la production agricole ; L’assistance aux familles les plus démunies pendant les grands travaux champêtres ; L’assurance psychologique que procure la vente des produits alimentaires à travers l’opération des facilités alimentaire dans les communes concernées ; Le renforcement de la cohésion sociale autour des distributions alimentaires gratuites et des ventes à prix modéré.

Le ministre-commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali a fait savoir que « ce Plan vise à apporter une assistance alimentaire de 22.870 tonnes de céréales à 1.372.224 personnes vulnérables pendant les trois mois de soudure (juillet à septembre) et de 6.000 tonnes pour les besoins hors période de soudure, soit un total de 28.870 tonnes de céréales ».

Ces personnes sont identifiées par les statistiques issues du système d’évaluation nationale sous le leadership du Système d’Alerte Précoce (SAP) à travers l’exercice du Cadre Harmonisé

Redouwane Ag Mohamed Ali a déclaré qu’il vise également à procéder à la vente à prix subventionné de 10.830 tonnes de riz ; de mettre en place des facilités alimentaires au profit de 1.200 ménages dans les six communes de Bamako et dans d’autres centres urbains à l’intérieur du pays. Il s’agit également de céder des kits alimentaires à 50 % de leur valeur marchande.

Le chef du département du commissariat à la sécurité alimentaire, en termes de spécification des cibles professionnelles, a laissé entendre que « le PNR2024 prévoit des actions de résilience ou de renforcement des moyens d’existence consistant à distribuer 5.000 tonnes d’aliments bétail aux éleveurs et de mobiliser 600 tonnes d’aliments poisson/volaille. Mais aussi de réaliser et réhabiliter des périmètres maraîchers ; d’aménager et restaurer près de 2.800 ha de terres dégradées comprenant également des périmètres maraîchers pour les associations de femmes ».

Le ministre-commissaire à la sécurité alimentaire a rassuré que des dispositions ont été prises pour acheminer les vives au niveau de l’ensemble des régions. Il convient de souligner que « l’intervention de l’État auprès des populations vulnérables sera complétée par les partenaires techniques et financiers ainsi que les amis du Mali ».

En ce qui concerne, des opérations du PNR2024, le chef de l’État a demandé que les vivres parviennent à ceux qui les méritent (démunis). Concernant les nouvelles infrastructures routières de la ville, le colonel Assimi Goïta a invité la population à en prendre soin pour que d’autres régions puissent bénéficier de ce genre d’initiatives de développement.

Pour assurer l’autosuffisance alimentaire au Mali, il a demandé au monde agricole du pays de se donner la main pour l’atteinte de cet objectif. Il a demandé aux agriculteurs de travailler davantage afin de s’ériger, l’année prochaine, au premier rang dans tous les domaines agricoles de la sous-région.

Stratégie : « Le Mali fait face à trois types de terrorisme » dixit le président Assimi et annonce « nous n’allons pas reculer et continuerons jusqu’à atteindre nos objectifs »

Le chef d’Etat a dénoncé cet état de fait en indiquant que les ennemis du Mali essaient de nuire au pays avec la violence meurtrière, le lynchage médiatique et les entraves économiques et financières, lors de son discours au Stade Babemba Traoré qui a galvanisé d’avantage le monde. Dès son entrée, le colonel Assimi Goïta a pris un bain de foule en faisant le tour de cette infrastructure sportive, avant de livrer le contenu de son discours en langue bambara.

Le colonel Assimi Goïta a rappelé que « quoi de plus normal quand on sait que la lutte pour la souveraineté du pays, que la Transition est en train de mener, a été portée lors de la pénétration coloniale par l’un des ancêtres des Sikassois Tièba Traoré ».

Reconnaissance d’efforts des producteurs de coton

Le président Assimi a donné une mention spéciale aux producteurs de coton de notre pays pour avoir occupé cette année la première place dans la sous-région et remis la CMDT sur pied malgré les difficultés. Le chef de l’État a aussi fait montre de son ambition de transformer nos produits agricoles, notamment le coton avant l’exportation. Il a ensuite rappelé que l’état a débloqué 9 milliards de Fcfa pour accompagner les producteurs de coton dont les plants de coton ont été endommagés par une espèce de jasside et l’insécurité lors de la campagne 2022-2023.

Le colonel Assimi Goïta a également indiqué que le gouvernement a décidé de réserver 10% de graine de coton aux éleveurs et aux pisciculteurs pour promouvoir ces secteurs. « Des efforts sont en cours pour maintenir nos bétails dans notre pays », at-il fait savoir.

Digitalisation de l’Administration

Le président de la Transition a par ailleurs rappelé les trois principes qui guident l’action publique dans notre pays, à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des partenaires et du partenariat stratégique exploité par notre pays, le respect des intérêts vitaux du peuple malien.

Le colonel Assimi Goïta a ensuite fait savoir que ces pays ne cesseront jamais de nous attaquer avant de demander à nos compatriotes de constituer un front commun pour leur faire face aux pays qui nous exploitaient pendant plus de 60 ans. Car ils sont très hostiles aux intérêts du Mali et tentent de tout mettre en œuvre pour nous atteindre.

A ce propos, le chef de l’Etat a signalé qu’il existe trois types de terrorismes. Le premier, qu’il a appelé terrorisme avec violence armée, vise à attaquer les populations civiles et nos Forces de défense et de sécurité. « Heureusement, l’Armée est en train de faire face à cela et la stabilité commence à revenir », s’est réjoui le président Goïta.

Quant au 2ème type de terrorisme, il est médiatique. Il consiste à ternir l’image de notre pays et son outil de défense, notamment sur les réseaux sociaux, a indiqué le chef de l’État, et est convaincu que cette forme de terrorisme ne finira jamais.

Le troisième type de terrorisme est économique. Pour le chef de l’État, cela fait près de quatre ans que notre pays en est confronté.

A ce sujet, il a déclaré que la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a utilisé de cette forme de terrorisme lors de son embargo contre notre pays en augmentant les frais de débarquement au niveau du port de la Guinée. Il a ajouté que, « on a maintes fois essayé de faire entrer des faux billets en Fcfa au Mali, d’abord par les voies routières puis par le transport aérien. Cependant, nos agents de douane ont découvert le pot aux roses », s’est réjoui le président Goïta. Ils ne s’arrêteront pas là, car allant jusqu’à vouloir dissuader trois ou quatre pays de ne pas accepter la bancarisation de notre argent obtenu à partir de la vente de coton.

C’est dans cette dynamique stratégique que le chef de l’État a annoncé la numérisation imminente de toutes les structures publiques qui font rentrer l’argent à la caisse de l’État pour mettre fin à la corruption et rendre rapide l’accès aux services de l’État. Ainsi, les usagers des services publics payent directement à la caisse de l’État sans intermédiaire.

Le colonel Assimi Goïta a également annoncé la tenue prochaine des états généraux sur la santé afin de diagnostiquer les maux qui minent ce secteur. D’après lui, tous les Maliens, qu’ils soient pauvres ou riches, ont droit à une meilleure santé.

Il dira par ailleurs que les difficultés de notre pays sont dues à la trahison, au complot et à la  méchanceté et a rassuré le président de la Transition, « nous n’allons pas reculer et continuerons jusqu’à atteindre nos objectifs ». Pour cela, il a demandé à chacun de mettre la main à la pâte pour la construction de l’édifice national.

Après son discours, le président de la Transition a décoré certains de nos compatriotes producteurs  et a partagé un repas avec ses frères d’armes au Camp militaire Tièba.

Briinho

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